Envoyée Spéciale... au FOMU

De la révolution iranienne au dotpainting aborigène, et tout cela en une après-midi !

23 mai 2019

Envoyée Spéciale au FOMU
© museumPASSmusées

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Votre Envoyée Spéciale tient à commencer ce compte-rendu par une confession : elle ne sait même pas cadrer décemment un portrait de famille. Le plaisir de se rendre au FOMU, le musée de la photographie d’Anvers, n’en devient que plus grand. Plus qu’une visite, on le vit toujours comme une master class assurée par les meilleurs photographes du monde.

“Il pleuvine ?”, m’accueille le gardien de salle avec une pointe d’humour. Je franchis la porte trempée jusqu’aux os, après avoir été surprise par une drache toute printanière sur le chemin. Le FOMU est plutôt calme en ce mercredi matin, à l’exception d’un grand groupe écoutant une guide avec concentration. Ils sont venus voir l’exposition de la jeune photographe Hannah Darabi, qui a reconstruit l’histoire iranienne des années 1979-1983 à l’aide de livres photo, de matériel de propagande politique et de ses propres clichés. C’est une période que votre Envoyée Spéciale connaît mal, comme Darabi au début de sa vie, qui est née à Téhéran en 1981. Il y a quelques années, elle a commencé à se plonger dans les remous de la période révolutionnaire autour de son année de naissance, découvrant alors la courte période de liberté politique en 1979-1981. On est surpris de retrouver dans l’expo une couverture de livre avec la tête très reconnaissable de Karl Marx. Un regard frais sur l’histoire, voilà le tour de force accompli par Darabi dans son expo Enghelab Street, A Revolution Through Books. (jusqu’au 9/06)

Darabi n’est pas la seule invitée du FOMU à proposer une lecture alternative de l’histoire. Un peu plus loin, on fait connaissance avec le photographe britannique Patrick Waterhouse, né la même année que Hannah Darabi. Pour sa série Restricted Images, Waterhouse s’est rendu en Australie pour y immortaliser les communautés aborigènes et documenter la colonisation par les Britanniques. L’artiste a ensuite demandé aux communautés de s’approprier ces documents à l’aide de la technique ancestrale de dotpainting, en travaillant l’image avec des formes et des symboles très colorés. (jusqu’au 9/06)

En montant un étage, je retrouve les livres photo dans leur aspect le plus essentiel. Photobook Belge, la nouvelle expo du FOMU, se consacre à l’histoire de ce médium en Belgique, avec comme point de départ l’apparition de la photographie au XIXe siècle. La commissaire Tamara Berghmans a réparti les livres photo selon plusieurs typologies, des livres à caractère historique et ethnographique (comme ceux consacrés au Congo) aux ouvrages qui résultent avant tout d’un exercice esthétique, des véritables perles (typo)graphiques hautement expressives. (jusqu’au 6/10)

Je termine l’après-midi avec un bain de soleil, l’œuvre lumineuse du photographe français Sébastien Reuzé. Une deuxième confession à faire : votre Envoyée Spéciale n’y comprend pas grand-chose, mais peut-être est-ce le but de laisser la sensation prendre le pas sur le sens. Les photos de Reuzé nous donnent l’impression de plonger dans un long bain : les grandes plages de couleur, souvent dans des teintes éclatantes et estivales, répandent une chaleur relaxante. L’expo s’appelle à juste titre Hotel Solaire, le résultat de prises de vue dans les recoins désolés du désert. On se perd avec plaisir dans ce paysage fictif. (jusqu’au 9/10)

Voilà, 4 étages plus tard je suis presque à nouveau sèche – et j’ai presque oublié mon arrivée en piteux état. Le ciel est cependant toujours aussi sombre, l’excuse parfaite pour faire un petit détour par le shop et s’arrêter pour un verre au café PIXEL. Le gardien de salle me fait un clin d’œil, l’air de dire “Mieux vaut rester encore un peu”.

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