An infinite woman

Exposition
Fermé
€18
Gratuit avec pass musées

En 1925, lʹimage dʹune femme du peuple Mangbetu, dans le nord-est du Congo, est lʹemblème de la campagne de propagande pour La Croisière Noire, une expédition coloniale à travers le continent africain. Cette image de la traversée organisée par le constructeur automobile Citroën deviendra virale. En 1934, les travaux de construction du garage phare de la marque Citroën débutent à Bruxelles, créant une vitrine pour lʹautomobile autant que pour lʹidée de conquête impériale. Aujourdʹhui transformé en musée Kanal, le site ouvre ses portes avec lʹexposition An infinite woman. En deux parties, celle-ci revisite la circulation de lʹimage des femmes Mangbetu comme symbole colonial, et son renversement par les artistes afro-descendant·es qui se la sont réappropriée.

Le premier acte est une recherche dans des archives qui retrace la viralité naissante des images des Mangbetus comme "fétiches ethnographiques". Consommée en Occident à travers des magazines, des expositions et des films, cette image est un mème avant la lettre. Le deuxième acte montre comment des artistes afro-diasporiques – comme Raphaël Barontini, Sonia Barrett, Roméo Mivekannin, Faith Ringgold, Barbara Walker ou Carrie Mae Weems – brisent la chaine algorithmique et se réapproprient ces images et archives pour générer de nouvelles formes de savoir et de visibilité.

Le sous-titre de lʹexposition fait référence à lʹessai Vénus en deux actes (2008) de lʹhistorienne culturelle Saidiya Hartman. Inspirée par ses importants travaux sur les sociétés post-esclavagistes, An infinite woman célèbre le déploiement infini des imaginations féminines Noires dans leur résistance à la toxicité de l'imagerie coloniale. On peut voir An infinite woman comme un défi lancé à la gravité: reconnaitre tout le poids du passé colonial mais refuser qu'il continue de définir nos sociétés contemporaines.

Artistes: Agneskena, Raphaël Barontini, Sonia Barrett, Agnès Lalau, Simone Leigh, Roméo Mivekannin, Nontsikelelo Mutiti, Lorraine OʹGrady, Magdalene Odundo, Temitayo Ogunbiyi, J.D. ʹOkhai Ojeikere, Mimi Ọnụọha, Frida Orupabo, Faith Ringgold, Ethel Tawe, Carrie Mae Weems, Barbara Walker.

En 1925, lʹimage dʹune femme du peuple Mangbetu, dans le nord-est du Congo, est lʹemblème de la campagne de propagande pour La Croisière Noire, une expédition coloniale à travers le continent africain. Cette image de la traversée organisée par le constructeur automobile Citroën deviendra virale. En …

En 1925, lʹimage dʹune femme du peuple Mangbetu, dans le nord-est du Congo, est lʹemblème de la campagne de propagande pour La Croisière Noire, une expédition coloniale à travers le continent africain. Cette image de la traversée organisée par le constructeur automobile Citroën deviendra virale. En 1934, les travaux de construction du garage phare de la marque Citroën débutent à Bruxelles, créant une vitrine pour lʹautomobile autant que pour lʹidée de conquête impériale. Aujourdʹhui transformé en musée Kanal, le site ouvre ses portes avec lʹexposition An infinite woman. En deux parties, celle-ci revisite la circulation de lʹimage des femmes Mangbetu comme symbole colonial, et son renversement par les artistes afro-descendant·es qui se la sont réappropriée.

Le premier acte est une recherche dans des archives qui retrace la viralité naissante des images des Mangbetus comme "fétiches ethnographiques". Consommée en Occident à travers des magazines, des expositions et des films, cette image est un mème avant la lettre. Le deuxième acte montre comment des artistes afro-diasporiques – comme Raphaël Barontini, Sonia Barrett, Roméo Mivekannin, Faith Ringgold, Barbara Walker ou Carrie Mae Weems – brisent la chaine algorithmique et se réapproprient ces images et archives pour générer de nouvelles formes de savoir et de visibilité.

Le sous-titre de lʹexposition fait référence à lʹessai Vénus en deux actes (2008) de lʹhistorienne culturelle Saidiya Hartman. Inspirée par ses importants travaux sur les sociétés post-esclavagistes, An infinite woman célèbre le déploiement infini des imaginations féminines Noires dans leur résistance à la toxicité de l'imagerie coloniale. On peut voir An infinite woman comme un défi lancé à la gravité: reconnaitre tout le poids du passé colonial mais refuser qu'il continue de définir nos sociétés contemporaines.

Artistes: Agneskena, Raphaël Barontini, Sonia Barrett, Agnès Lalau, Simone Leigh, Roméo Mivekannin, Nontsikelelo Mutiti, Lorraine OʹGrady, Magdalene Odundo, Temitayo Ogunbiyi, J.D. ʹOkhai Ojeikere, Mimi Ọnụọha, Frida Orupabo, Faith Ringgold, Ethel Tawe, Carrie Mae Weems, Barbara Walker.

En 1925, lʹimage dʹune femme du peuple Mangbetu, dans le nord-est du Congo, est lʹemblème de la campagne de propagande pour La Croisière Noire, une expédition coloniale à travers le continent africain. Cette image de la traversée organisée par le constructeur automobile Citroën deviendra virale. En 1934, les travaux de construction du garage phare de la marque Citroën débutent à Bruxelles, créant une vitrine pour lʹautomobile autant que pour lʹidée de conquête impériale. Aujourdʹhui transformé en musée Kanal, le site ouvre ses portes avec lʹexposition An infinite woman. En deux parties, celle-ci revisite la circulation de lʹimage des femmes Mangbetu comme symbole colonial, et son renversement par les artistes afro-descendant·es qui se la sont réappropriée.

Le premier acte est une recherche dans des archives qui retrace la viralité naissante des images des Mangbetus comme "fétiches ethnographiques". Consommée en Occident à travers des magazines, des expositions et des films, cette i…

Heures d’ouverture

Fermé

samedi au dimanche

Localisation

Kanal - Centre Pompidou (réouverture le 28/11)
Quai de Willebroeck 7
1000 Bruxelles
Kanal - Centre Pompidou (réouverture le 28/11)
Quai de Willebroeck 7
1000 Bruxelles

Accès

€18
Gratuit avec pass musées

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© Agneskena, 2025

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© Courtesy of Tate Modern

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