Marcel Bascoulard

Exposition
€8
€4 avec pass musées

{Un seul billet pour toutes les expositions temporaires présentées simultanément}


La photographie a souvent cherché ses figures singulières, ses artistes marginaux à la manière des Douanier Rousseau, Facteur Cheval ou Aloïse, pour enrichir ses catégories. Pourtant, ce n’est pas avec Marcel Bascoulard qu’elle trouvera sa « photographie brute ». Loin d’être un autodidacte, cet homme érudit, poète et ancien élève d’une école d’art, a mené une existence hors du commun, marquée par une quête artistique et personnelle.


Installé à Bourges, ville du Cher qui tolère ses excentricités, Bascoulard a illustré ses rues à l’encre de Chine et au pinceau, parcourant ses quartiers sur un tricycle bancal. Sa vie, marquée par deux tragédies – le meurtre de son père par sa mère lorsqu’il avait moins de vingt ans, et son propre assassinat en 1978 – reste une énigme. Pourquoi cet homme, qui troquait ses oeuvres contre de la nourriture sans chercher à les exposer, s’est-il tourné vers la photographie et l’autoportrait ? Pourquoi ces tenues excentriques – jupes, chasubles, chapeaux – qu’il confectionnait ou assemblait, et qui semblent être au coeur de ses clichés ? Était-il un couturier improvisé, créant un catalogue de mode dont il était à la fois le modèle et le metteur en scène ?


Pendant trente ans, Marcel Bascoulard a exploré son image à travers un protocole rigoureux. Ses autoportraits le montrent adossé à des feuillages, devant des murs délabrés ou dans des arrière-cours. Parfois, il prend place dans un salon bourgeois, vêtu comme une villageoise endimanchée, sacoche au bras. Toujours, il semble chercher à capturer une essence de lui-même, un dialogue silencieux avec son propre reflet. Si l’on peut être tenté d’associer son oeuvre à celle de Cindy Sherman ou Claude Cahun, les comparaisons s’arrêtent vite. Contrairement à Sherman, qui se dissimule derrière des masques, Bascoulard ne cherche pas à disparaître. Et, à la différence de Cahun, il ne semble pas interroger les notions de genre ou d’identité. Ses autoportraits, loin d’être une quête narcissique, pourraient plutôt être l’expression d’une solitude profonde, choisie dès ses vingt ans. En se photographiant, il semble vouloir exister pleinement, loin des conventions sociales, dans un espace où il peut être lui-même.


L’oeuvre photographique de Marcel Bascoulard, longtemps négligée au profit de ses dessins, a failli disparaître. Conservée dans des conditions précaires, elle a survécu malgré les déménagements et les aléas de la vie. Certains négatifs sont perdus à jamais, et des tirages ont été sauvés in extremis des flammes. Pourtant, cette œuvre fragile et miraculeusement préservée nous offre un regard unique sur un artiste qui, malgré une vie tragique et marginale, ne pouvait sombrer dans l’anonymat.


Marcel Bascoulard nous invite à réfléchir sur l’identité, la solitude et la manière dont l’art peut devenir un refuge, un espace de liberté. À travers ses photographies, il continue d’exister, nous laissant entrevoir les fragments d’une vie hors du commun.



Exposition et catalogue en collaboration Musée de la Photographie & Galerie Christophe Gaillard (Paris, Bruxelles)


Avec le soutien de l’ambassade de France en Belgique et de l’Institut français. Dans le cadre d’EXTRA, programme de soutien à la création contemporaine française en Belgique.

{Un seul billet pour toutes les expositions temporaires présentées simultanément}


La photographie a souvent cherché ses figures singulières, ses artistes marginaux à la manière des Douanier Rousseau, Facteur Cheval ou Aloïse, pour enrichir ses catégories. Pourtant, ce n’est pas avec Marcel Bascoular…

{Un seul billet pour toutes les expositions temporaires présentées simultanément}


La photographie a souvent cherché ses figures singulières, ses artistes marginaux à la manière des Douanier Rousseau, Facteur Cheval ou Aloïse, pour enrichir ses catégories. Pourtant, ce n’est pas avec Marcel Bascoulard qu’elle trouvera sa « photographie brute ». Loin d’être un autodidacte, cet homme érudit, poète et ancien élève d’une école d’art, a mené une existence hors du commun, marquée par une quête artistique et personnelle.


Installé à Bourges, ville du Cher qui tolère ses excentricités, Bascoulard a illustré ses rues à l’encre de Chine et au pinceau, parcourant ses quartiers sur un tricycle bancal. Sa vie, marquée par deux tragédies – le meurtre de son père par sa mère lorsqu’il avait moins de vingt ans, et son propre assassinat en 1978 – reste une énigme. Pourquoi cet homme, qui troquait ses oeuvres contre de la nourriture sans chercher à les exposer, s’est-il tourné vers la photographie et l’autoportrait ? Pourquoi ces tenues excentriques – jupes, chasubles, chapeaux – qu’il confectionnait ou assemblait, et qui semblent être au coeur de ses clichés ? Était-il un couturier improvisé, créant un catalogue de mode dont il était à la fois le modèle et le metteur en scène ?


Pendant trente ans, Marcel Bascoulard a exploré son image à travers un protocole rigoureux. Ses autoportraits le montrent adossé à des feuillages, devant des murs délabrés ou dans des arrière-cours. Parfois, il prend place dans un salon bourgeois, vêtu comme une villageoise endimanchée, sacoche au bras. Toujours, il semble chercher à capturer une essence de lui-même, un dialogue silencieux avec son propre reflet. Si l’on peut être tenté d’associer son oeuvre à celle de Cindy Sherman ou Claude Cahun, les comparaisons s’arrêtent vite. Contrairement à Sherman, qui se dissimule derrière des masques, Bascoulard ne cherche pas à disparaître. Et, à la différence de Cahun, il ne semble pas interroger les notions de genre ou d’identité. Ses autoportraits, loin d’être une quête narcissique, pourraient plutôt être l’expression d’une solitude profonde, choisie dès ses vingt ans. En se photographiant, il semble vouloir exister pleinement, loin des conventions sociales, dans un espace où il peut être lui-même.


L’oeuvre photographique de Marcel Bascoulard, longtemps négligée au profit de ses dessins, a failli disparaître. Conservée dans des conditions précaires, elle a survécu malgré les déménagements et les aléas de la vie. Certains négatifs sont perdus à jamais, et des tirages ont été sauvés in extremis des flammes. Pourtant, cette œuvre fragile et miraculeusement préservée nous offre un regard unique sur un artiste qui, malgré une vie tragique et marginale, ne pouvait sombrer dans l’anonymat.


Marcel Bascoulard nous invite à réfléchir sur l’identité, la solitude et la manière dont l’art peut devenir un refuge, un espace de liberté. À travers ses photographies, il continue d’exister, nous laissant entrevoir les fragments d’une vie hors du commun.



Exposition et catalogue en collaboration Musée de la Photographie & Galerie Christophe Gaillard (Paris, Bruxelles)


Avec le soutien de l’ambassade de France en Belgique et de l’Institut français. Dans le cadre d’EXTRA, programme de soutien à la création contemporaine française en Belgique.

{Un seul billet pour toutes les expositions temporaires présentées simultanément}


La photographie a souvent cherché ses figures singulières, ses artistes marginaux à la manière des Douanier Rousseau, Facteur Cheval ou Aloïse, pour enrichir ses catégories. Pourtant, ce n’est pas avec Marcel Bascoulard qu’elle trouvera sa « photographie brute ». Loin d’être un autodidacte, cet homme érudit, poète et ancien élève d’une école d’art, a mené une existence hors du commun, marquée par une quête artistique et personnelle.


Installé à Bourges, ville du Cher qui tolère ses excentricités, Bascoulard a illustré ses rues à l’encre de Chine et au pinceau, parcourant ses quartiers sur un tricycle bancal. Sa vie, marquée par deux tragédies – le meurtre de son père par sa mère lorsqu’il avait moins de vingt ans, et son propre assassinat en 1978 – reste une énigme. Pourquoi cet homme, qui troquait ses oeuvres contre de la nourriture sans chercher à les exposer, s’est-il tourné vers la photographie et l’au…

Heures d’ouverture

samedi à dimanche

Ouvert le:

  • Mardi de 9:00 à 17:00
  • Mercredi de 9:00 à 17:00
  • Jeudi de 9:00 à 17:00
  • Vendredi de 9:00 à 17:00
  • Samedi de 10:00 à 18:00
  • Dimanche de 10:00 à 18:00

Localisation

Musée de la Photographie
Avenue Paul Pastur 11
6032 Mont-sur-Marchienne
Musée de la Photographie
Avenue Paul Pastur 11
6032 Mont-sur-Marchienne

Accès

€8
€4 avec pass musées

Cette expo en images

© Marcel Bascoulard

Avantage extra avec votre pass musées

    Voyagez facilement et à prix réduit en train

    NMBS Charleroi-Central

Prêt pour votre visite de cette exposition ?

© Marcel Bascoulard

Prêt pour votre visite de cette exposition ?

Ne prenez pas un ticket à l’unité : faites un choix malin avec le pass musées. Vous pourrez visiter non seulement ce musée, mais aussi 268 autres en Belgique. Pendant un an, pour seulement 64,95 €.
© Marcel Bascoulard