Vincent Catala. Ile Brésil

Exposition
€4
Gratuit avec pass musées

Les photographies de Vincent Catala ne coïncident pas avec les représentations classiques, voire officielles, du Brésil. Les stéréotypes lumineux de joie, de rythme, d’exotisme, de prospérité ou a contrario de misère qui entourent ces discours ignorent le visage du pays que l’artiste présente dans ses images. Et c’est là que réside leur force.


Île Brésil procède d’une expérience de longue durée. L’instant décisif est ici une construction lente et élaborée qui se confond intimement avec la vie du photographe, résidant au Brésil depuis quinze ans. Ces dix dernières années, il a patiemment radiographié les trois environnements principaux où il s’est enraciné. Le premier se situe dans la Zone Ouest de Rio de Janeiro, une périphérie distante des représentations habituellement associées à Rio. Le deuxième se joue dans le Grand São Paulo, l’immense périphérie circulaire de la plus grande ville d’Amérique latine.


Le troisième a pour cadre Brasília (et son hinterland), une capitale miniature et périphérique par définition. En photographiant « l’infra-ordinaire » d’un monde désormais devenu le sien, Vincent Catala nous entraîne dans les marges anonymes des trois principales villes brésiliennes.


Inlassablement parcourus à pied, en moto ou en bus, ces territoires ni misérables ni riches, immenses et peu densément peuplés, sont des espaces que l’on retrouve partout au Brésil, bien qu’ils ne soient jamais montrés. Dans ces lieux sans frontières ni centres, le sentiment d’isolement n’est pas seulement géographique, mais aussi subjectif, mental. La métaphore de l’insularité semble omniprésente. On éprouve la sensation d’une attente, peut-être d’une fatalité. Comme un instant figé avant l’imminence d’une éruption. De quoi s’agit-il ? Vincent Catala ne cherche pas à répondre à cette question, bien qu’il l’énonce dans ses photographies.


Dans un texte puissant qu’il a consacré à Île Brésil, l’écrivain brésilien João Paulo Cuenca propose une explication. « Dans le pays qui n’a pas fait sa révolution et refuse de transformer définitivement en Histoire son passé esclavagiste et ethnocidaire, le progrès est une illusion, les droits ne sont pas garantis et le désespoir n’explose jamais. Les habitants sont comme prisonniers d’un présent permanent, sans conscience du passé ni projection vers un futur véritablement neuf. »


Entre protocoles rigoureux de prise de vue et errances instinctives, Vincent Catala capte l’ambiguïté d’un pays-continent où la lumière éclaire autant qu’elle occulte. Les territoires traversés, pièces complémentaires d’un même puzzle, restituent la temporalité dilatée et la complexité du projet.


Une installation audiovisuelle, réunissant son et image animée, prolonge et élargit l’univers visuel dépeint par l’auteur.



Avec le soutien de l’ambassade de France en Belgique et de l’Institut français. Dans le cadre d’EXTRA, programme de soutien à la création contemporaine française en Belgique.

Les photographies de Vincent Catala ne coïncident pas avec les représentations classiques, voire officielles, du Brésil. Les stéréotypes lumineux de joie, de rythme, d’exotisme, de prospérité ou a contrario de misère qui entourent ces discours ignorent le visage du pays que l’artiste présente dans s…

Les photographies de Vincent Catala ne coïncident pas avec les représentations classiques, voire officielles, du Brésil. Les stéréotypes lumineux de joie, de rythme, d’exotisme, de prospérité ou a contrario de misère qui entourent ces discours ignorent le visage du pays que l’artiste présente dans ses images. Et c’est là que réside leur force.


Île Brésil procède d’une expérience de longue durée. L’instant décisif est ici une construction lente et élaborée qui se confond intimement avec la vie du photographe, résidant au Brésil depuis quinze ans. Ces dix dernières années, il a patiemment radiographié les trois environnements principaux où il s’est enraciné. Le premier se situe dans la Zone Ouest de Rio de Janeiro, une périphérie distante des représentations habituellement associées à Rio. Le deuxième se joue dans le Grand São Paulo, l’immense périphérie circulaire de la plus grande ville d’Amérique latine.


Le troisième a pour cadre Brasília (et son hinterland), une capitale miniature et périphérique par définition. En photographiant « l’infra-ordinaire » d’un monde désormais devenu le sien, Vincent Catala nous entraîne dans les marges anonymes des trois principales villes brésiliennes.


Inlassablement parcourus à pied, en moto ou en bus, ces territoires ni misérables ni riches, immenses et peu densément peuplés, sont des espaces que l’on retrouve partout au Brésil, bien qu’ils ne soient jamais montrés. Dans ces lieux sans frontières ni centres, le sentiment d’isolement n’est pas seulement géographique, mais aussi subjectif, mental. La métaphore de l’insularité semble omniprésente. On éprouve la sensation d’une attente, peut-être d’une fatalité. Comme un instant figé avant l’imminence d’une éruption. De quoi s’agit-il ? Vincent Catala ne cherche pas à répondre à cette question, bien qu’il l’énonce dans ses photographies.


Dans un texte puissant qu’il a consacré à Île Brésil, l’écrivain brésilien João Paulo Cuenca propose une explication. « Dans le pays qui n’a pas fait sa révolution et refuse de transformer définitivement en Histoire son passé esclavagiste et ethnocidaire, le progrès est une illusion, les droits ne sont pas garantis et le désespoir n’explose jamais. Les habitants sont comme prisonniers d’un présent permanent, sans conscience du passé ni projection vers un futur véritablement neuf. »


Entre protocoles rigoureux de prise de vue et errances instinctives, Vincent Catala capte l’ambiguïté d’un pays-continent où la lumière éclaire autant qu’elle occulte. Les territoires traversés, pièces complémentaires d’un même puzzle, restituent la temporalité dilatée et la complexité du projet.


Une installation audiovisuelle, réunissant son et image animée, prolonge et élargit l’univers visuel dépeint par l’auteur.



Avec le soutien de l’ambassade de France en Belgique et de l’Institut français. Dans le cadre d’EXTRA, programme de soutien à la création contemporaine française en Belgique.

Les photographies de Vincent Catala ne coïncident pas avec les représentations classiques, voire officielles, du Brésil. Les stéréotypes lumineux de joie, de rythme, d’exotisme, de prospérité ou a contrario de misère qui entourent ces discours ignorent le visage du pays que l’artiste présente dans ses images. Et c’est là que réside leur force.


Île Brésil procède d’une expérience de longue durée. L’instant décisif est ici une construction lente et élaborée qui se confond intimement avec la vie du photographe, résidant au Brésil depuis quinze ans. Ces dix dernières années, il a patiemment radiographié les trois environnements principaux où il s’est enraciné. Le premier se situe dans la Zone Ouest de Rio de Janeiro, une périphérie distante des représentations habituellement associées à Rio. Le deuxième se joue dans le Grand São Paulo, l’immense périphérie circulaire de la plus grande ville d’Amérique latine.


Le troisième a pour cadre Brasília (et son hinterland), une capitale miniature et…

Heures d’ouverture

samedi à dimanche

Ouvert le:

  • Mardi de 9:00 à 17:00
  • Mercredi de 9:00 à 17:00
  • Jeudi de 9:00 à 17:00
  • Vendredi de 9:00 à 17:00
  • Samedi de 10:00 à 18:00
  • Dimanche de 10:00 à 18:00

Localisation

Musée de la Photographie
Avenue Paul Pastur 11
6032 Mont-sur-Marchienne
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6032 Mont-sur-Marchienne

Accès

€4
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