Ancrages - Danièle Lemaire & Hélène Locoge

Exposition
€9
Gratuit avec pass musées

Danièle Lemaire (1939-2025) serait-elle tombée de la lune, comme on dit, souvent, à propos des artistes « fragiles », pour se dédouaner de comprendre et de voir ? Comment les croire – ou les vouloir ! – libres d’ancrages, d’histoire, de culture, ainsi réduits au seul périmètre d’une altérité fantasmée ? L’œuvre de Danièle Lemaire, au contraire, comme de chacun, est riche des mondes qu’elle a traversés, d’influences, d’impressions, d’échanges, de souvenirs, d’histoires à la fois manifestes et secrètes, dites et tues par l’opération de peindre. Elle traîne en son sillage le visage et la peinture de sa mère, Hélène Locoge (1915-2005), auprès de qui elle vit jusqu’à l’âge de trente ans, la longue imprégnation des œuvres et des gens, l’atelier de la mère et la maison familiale où se rencontrent les artistes du Hainaut, Louis Buisseret, Albert Ludé, Achille Chavée et bien d’autres, entre figuration, surréalisme et abstraction. Il existe entre les travaux de la mère et de la fille de discrètes mais évidentes résonnances, que cette exposition donne à voir. Au mi-temps de sa carrière, Hélène Locoge, connue surtout comme portraitiste, s’éloigne de la figuration et se lance avec ardeur dans l’abstraction. On ne trouvera pas, chez sa fille, une telle rupture dans le projet de peindre, mais, au contraire, pendant les trente années qu’elle passe ensuite aux ateliers du 94, à La Louvière, une forme d’indétermination, comme d’indistinction délibérée entre figuration et abstraction, précisément, qui confère à l’œuvre son style propre et sa poétique – sa philosophie muette. Visages humains ou animaux, paysages et corps indociles que libèrent les traits et les couleurs – les traits d’encre noire qui se déposent en surplus de la nonchalante et puissante organisation des matières, des formes, des couleurs : les visages et les corps de Danièle Lemaire deviennent paysages, non plus porte battante vers une intériorité qui les enferme, mais vers une extériorité qui nous appelle, nous regarde et à laquelle ils nous lient. Ils font synthèse et transcendent - avec quelle grâce et quelle sûreté ! -, les chemins contrastés empruntés avant elle par sa mère.

Danièle Lemaire (1939-2025) serait-elle tombée de la lune, comme on dit, souvent, à propos des artistes « fragiles », pour se dédouaner de comprendre et de voir ? Comment les croire – ou les vouloir ! – libres d’ancrages, d’histoire, de culture, ainsi réduits au seul périmètre d’une altérité fantasm…

Danièle Lemaire (1939-2025) serait-elle tombée de la lune, comme on dit, souvent, à propos des artistes « fragiles », pour se dédouaner de comprendre et de voir ? Comment les croire – ou les vouloir ! – libres d’ancrages, d’histoire, de culture, ainsi réduits au seul périmètre d’une altérité fantasmée ? L’œuvre de Danièle Lemaire, au contraire, comme de chacun, est riche des mondes qu’elle a traversés, d’influences, d’impressions, d’échanges, de souvenirs, d’histoires à la fois manifestes et secrètes, dites et tues par l’opération de peindre. Elle traîne en son sillage le visage et la peinture de sa mère, Hélène Locoge (1915-2005), auprès de qui elle vit jusqu’à l’âge de trente ans, la longue imprégnation des œuvres et des gens, l’atelier de la mère et la maison familiale où se rencontrent les artistes du Hainaut, Louis Buisseret, Albert Ludé, Achille Chavée et bien d’autres, entre figuration, surréalisme et abstraction. Il existe entre les travaux de la mère et de la fille de discrètes mais évidentes résonnances, que cette exposition donne à voir. Au mi-temps de sa carrière, Hélène Locoge, connue surtout comme portraitiste, s’éloigne de la figuration et se lance avec ardeur dans l’abstraction. On ne trouvera pas, chez sa fille, une telle rupture dans le projet de peindre, mais, au contraire, pendant les trente années qu’elle passe ensuite aux ateliers du 94, à La Louvière, une forme d’indétermination, comme d’indistinction délibérée entre figuration et abstraction, précisément, qui confère à l’œuvre son style propre et sa poétique – sa philosophie muette. Visages humains ou animaux, paysages et corps indociles que libèrent les traits et les couleurs – les traits d’encre noire qui se déposent en surplus de la nonchalante et puissante organisation des matières, des formes, des couleurs : les visages et les corps de Danièle Lemaire deviennent paysages, non plus porte battante vers une intériorité qui les enferme, mais vers une extériorité qui nous appelle, nous regarde et à laquelle ils nous lient. Ils font synthèse et transcendent - avec quelle grâce et quelle sûreté ! -, les chemins contrastés empruntés avant elle par sa mère.

Danièle Lemaire (1939-2025) serait-elle tombée de la lune, comme on dit, souvent, à propos des artistes « fragiles », pour se dédouaner de comprendre et de voir ? Comment les croire – ou les vouloir ! – libres d’ancrages, d’histoire, de culture, ainsi réduits au seul périmètre d’une altérité fantasmée ? L’œuvre de Danièle Lemaire, au contraire, comme de chacun, est riche des mondes qu’elle a traversés, d’influences, d’impressions, d’échanges, de souvenirs, d’histoires à la fois manifestes et secrètes, dites et tues par l’opération de peindre. Elle traîne en son sillage le visage et la peinture de sa mère, Hélène Locoge (1915-2005), auprès de qui elle vit jusqu’à l’âge de trente ans, la longue imprégnation des œuvres et des gens, l’atelier de la mère et la maison familiale où se rencontrent les artistes du Hainaut, Louis Buisseret, Albert Ludé, Achille Chavée et bien d’autres, entre figuration, surréalisme et abstraction. Il existe entre les travaux de la mère et de la fille de discrète…

Heures d’ouverture

samedi à dimanche

Ouvert le:

  • Mardi de 9:00 à 17:00
  • Mercredi de 9:00 à 17:00
  • Jeudi de 9:00 à 17:00
  • Vendredi de 9:00 à 17:00
  • Samedi de 10:00 à 18:00
  • Dimanche de 10:00 à 18:00

Localisation

Trinkhall museum
Parc d’Avroy
4000 Liège
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Parc d’Avroy
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Accès

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