8 employés de musée qui méritent une belle reconnaissance

Mais à qui reviendra la couronne ?

3 avril 2026

Jusqu’au 24 mai, vous pouvez encore voter pour la pièce de musée que vous préférez. Cette année, une nouvelle catégorie met aussi à l’honneur les femmes et les hommes du secteur muséal : l'Employé de musée de l'Année. Faites connaissance avec Kalid, Valentine, Ruben, Béatrice, Ward, Dries, Ferdi et Filip. Huit profils très différents, mais tous portés par un grand amour du monde des musées.

Kalid Batis – en charge des événements au KMSKA

Vous avez déjà assisté à un événement au KMSKA (Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers) ? Alors il est fort possible que vous ayez rencontré Kalid Batis. En tant que collaborateur en charge des événements, il s’assure que chaque activité se déroule parfaitement et que tout soit mis en place avec un soin extrême, jusque dans les plus petits détails.

Bonjour Kalid !

Pourquoi avez-vous choisi de présenter votre candidature au musée ?

« Je travaillais auparavant dans l’horeca, mais après la période du covid, j’avais envie de relever un nouveau défi. Mes amis et ma famille m’ont conseillé de postuler comme collaborateur d’accueil au KMSKA, et je me suis dit : « pourquoi pas ? ». Ce fut une excellente décision, car je viens ici chaque jour avec beaucoup d’enthousiasme. »

Quel est le meilleur moment de votre journée ?

« Lorsque les invités repartent chez eux satisfaits et émerveillés après un événement réussi. »

Quel est votre déjeuner type au bureau ?

« Moi, je signe pour des pâtes tous les jours. »

Valentine – réceptionniste à la Maison du patrimoine médiéval mosan

Dès votre arrivée à la Maison du patrimoine médiéval mosan, le sourire de Valentine vous reçoit. À l’accueil, elle navigue avec naturel entre le français et le néerlandais.

Bonjour Valentine !

Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans ce musée ?

« Parce qu’il me tenait à cœur de travailler dans ce secteur. Travailler dans une petite équipe me correspondait bien, l’ambiance y est familiale. Je voulais surtout travailler dans une structure humaine, qui met tout en œuvre pour mettre en valeur le patrimoine local et l’Histoire. »

Quel est votre coin préféré du musée ?

« La salle du château du musée, car elle me permet de profiter d’un très beau point de vue sur les ruines de Crèvecœur. La pièce que je préfère est la Croix de Confalon de Treignes, que nous présentons cette année dans la catégorie « Chef-d’œuvre de l’Année ». Alors, votez ! »

Qu’appréciez-vous le plus dans votre travail ?

« Accueillir des visiteurs de tous horizons m’offre l’occasion de voyager sans bouger, à travers les anecdotes qu’ils me racontent. J’aime aussi avoir leurs retours en fin de visite, c’est gratifiant et enrichissant. »

Ruben Schotanus – collaborateur pédagogique au Musée du Béguinage

Enseignant, artiste et collaborateur pédagogique : voilà visiblement une combinaison gagnante. Ruben Schotanus signe ainsi les ateliers les plus créatifs du Musée du Béguinage à Turnhout. Peut-être avez-vous déjà pris part à « Rondje Rust » ou à l’« Escape Box » ?

Bonjour Ruben !

Quel est votre moment préféré de la journée ?

« Quand j’arrive au Béguinage. Le matin surtout, il y règne une quiétude difficile à exprimer. Le soleil sur l’église a quelque chose de vraiment magique. »

Quel est l’aspect le plus difficile de votre métier ?

« Ce qui est compliqué, c’est que nous avons mis en place notre offre pédagogique récemment, en parallèle de notre magnifique activité de visites guidées. Je suis donc encore en train de développer pleinement notre public. Mais je remarque aussi que les visiteurs qui viennent ici aiment revenir. Cela dit beaucoup de la force d’attraction de ce lieu. Le défi consiste donc à toucher de nouveaux groupes cibles. »

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

« Un moment qui restera longtemps gravé dans ma mémoire, c’est la période de préparation du 100e anniversaire du Ruusbroecgenootschap, ainsi que la recherche qui a débouché sur le livre Goddelijke Gerechten. Pendant cette période, nous avons fait découvrir à quelque 400 élèves la tarte des béguines, aussi appelée tarte de kermesse. C’était une belle manière de réunir apprentissage, expérience et partage. »

Béatrice Pecceu – une figure incontournable du Musée Dhondt-Dhaenens

« Bea est là ? » - Béatrice fait tellement partie du paysage, au Musée Dhondt-Dhaenens à Deurle, que les visiteurs demandent régulièrement après elle. On la croise chaque dimanche, et elle assortit même ses tenues aux œuvres exposées.

Bonjour Béa !

Depuis combien de temps travaillez-vous au musée ?

« Depuis 2005, cela fait déjà 21 ans. »

Qu’avez-vous l’habitude de manger au bureau, pour le lunch ?

« Mon lunch préféré, c’est du riz accompagné de saumon fumé, edamames, petits pois, tomates cerises et beaucoup d’herbes fraîches. »

Et comment aimez-vous vous habiller pour travailler ?

« J’ai travaillé autrefois comme styliste et, à côté du musée, j’aime aussi beaucoup passer du temps dans mon atelier. Comme je réalise moi-même mes vêtements, j’aime imaginer à chaque fois une tenue en harmonie avec l’atmosphère et l’esthétique de l’exposition en cours. »

Ward Bohé – directeur du MAP - Mercator

Véritable paradis pour les amateurs d’histoire et de cartographie, le MAP - Mercator a récemment fait l’objet d’une rénovation complète. Le musée de Saint-Nicolas propose désormais un parcours immersif destiné à tous les âges, avec du multimédia, des dispositifs interactifs et des projections spectaculaires. En tant que directeur, Ward Bohé a contribué à façonner le musée et est connu pour être un dirigeant chaleureux et profondément inspirant.

Bonjour Ward !

Pourquoi avez-vous postulé au musée ?

« J'ai un master en histoire et en sciences de la communication. J’ai travaillé pendant 12 ans comme responsable marketing pour une organisation d’entrepreneurs. C’était un travail agréable, mais comme je suis toujours resté un fervent visiteur de musées après mes études, j’ai décidé de céder au chant des sirènes des arts et du patrimoine et de tenter ma chance pour un poste dans ce secteur. Ce qui, à ma grande joie, a été couronné de succès. De plus, le volet cartographie du MAP-Mercator rejoint étroitement le sujet de ma thèse, dans laquelle j’ai étudié diverses cartes datant du XVIe au XIXe siècle. »

Quelle est la partie de votre travail que vous préférez ?

« En tête de liste : exercer un leadership de type coaching auprès de plus de 30 collègues qui donnent chaque jour le meilleur d’eux-mêmes. Le fait que nous soyons capables, avec une petite équipe, de réaliser de grandes choses est démontré par la production MAP-Mercator qui, quatre mois après son ouverture, remporte un franc succès auprès de différents publics. Par ailleurs, je tire beaucoup de satisfaction des aspects créatifs de mon travail, qui se concrétisent dans la réalisation de nouvelles sections du musée et de projets temporaires réussis. »

Quel est votre endroit préféré dans le musée ?

« Pour une fois, ce n’est pas dans le nouveau MAP-Mercator, même si j’y « flâne » plusieurs fois par jour. La salle japonaise que nous avons aménagée dans le château urbain Curiosum, datant du XIXe siècle, est pour moi le plus petit mais aussi le plus charmant endroit de nos musées. Une armure de samouraï comportant des éléments du XVIe siècle, un autel domestique du XVIIIe siècle en dialogue avec des gravures japonaises contemporaines reste le joyau caché le plus sous-estimé de notre groupe de musées. »

Dries – magicien du Musée de la Carte à jouer

Faire naître l’émerveillement sur les visages : voilà la spécialité de Dries (ou Louche, son deuxième prénom). Au Musée de la Carte à jouer à Turnhout, il est le magicien maison. Et même les membres de l’équipe continuent de se faire surprendre, à chaque fois, par ses tours aussi étranges qu’étonnants.

Bonjour Dries !

Depuis quand travaillez-vous au musée ?

« En 2020, le Musée de la Carte à jouer a fondé le Club Magique, dans le cadre duquel je surprenais les visiteurs du musée avec des tours. C’était pendant les vacances d’été. Ce projet s’est développé progressivement par la suite. Aujourd’hui, j’anime aussi des ateliers de magie pour les jeunes, je participe aux ouvertures d’expositions au musée et l’on me retrouve encore, tout au long de l’année, lors de différents événements organisés par le Musée de la Carte à jouer. »

Quelle est votre tenue de prédilection au travail ?

« Cela a été toute une recherche. Au début, je portais un costume trois pièces, mais l’impression que cela donnait était assez distante. Petit à petit, j’ai laissé tomber ce costume, et aujourd’hui je porte surtout des vêtements dans lesquels je me reconnais vraiment. »

Quel est le souvenir que vous n’êtes pas prêt d’oublier ?

« Les enregistrements vidéo pour l’exposition VALS n’ont pas été évidents. Je n’avais pas anticipé le fait qu’il est impossible de détourner l’attention de l’objectif d’une caméra. Dès lors, obtenir de bonnes images des cups and balls – un tour classique avec trois gobelets et trois balles – a représenté un vrai défi. »

Ferdi – bénévole chargé de l’enregistrement des collections au KOERS

Les bénévoles sont un maillon essentiel dans les musées. C’est aussi le cas au KOERS, le Musée de la Course Cycliste, à Roulers. Quelque 180 mètres de linéaires remplis de journaux, plus de 2 000 affiches, 30 mètres d’archives liées au cyclisme et des centaines de milliers de photographies : Ferdi a répertorié toute cette documentation. C’est le véritable leader de l’équipe de bénévoles dédiée à l’enregistrement des collections.

Bonjour Ferdi !

Depuis combien d’années travaillez-vous au musée ?

« Je viens ici depuis que j’ai pris ma pension, fin 2016. Cette année, je célèbre donc mon 10e anniversaire de bénévole au musée. »

Quel est votre lieu préféré au KOERS ?

« Pour moi, le grenier du musée a quelque chose de spécial. Le mur de couleurs y présente une splendide collection de maillots. On y découvre non seulement ceux de grands noms du cyclisme, mais aussi ceux de coureurs moins célèbres, avec chacun une histoire marquante. »

Si vous n’aviez pas été collaborateur de musée, que feriez-vous ?

« J’ai travaillé pendant 45 ans dans le secteur bancaire. Mais si je pouvais refaire un choix, je me tournerais vers le métier de professeur de sport. »

Filip – guide au CID Grand-Hornu

Un bon guide enrichit considérablement une visite au musée. Filip est guide attitré au CID - Centre d’Innovation et de Design du Grand-Hornu. Il connaît non seulement le musée, mais aussi les environs comme sa poche. Pendant la période de confinement, il est sorti de sa bulle pour tourner des vidéos sur l’histoire et la nature autour du Grand-Hornu.

Bonjour Filip !

Quel est votre moment préféré de la journée ?

« L’arrivée au Grand-Hornu au matin pour voir le soleil se lever au-dessous du site, et de passer dire bonjour aux collègues. »

Quelle est la partie de votre travail que vous trouvez la plus difficile ?

« Répondre à ce genre de questionnaires… sans blague, honnêtement, je vais toujours travailler avec le plaisir.  Je ne ressens pas mon travail comme une charge.  Je m’y sens comme un poisson dans l’eau et suis super bien entouré par mes collègues à tel point que j’ai souvent du mal à quitter à l’heure en fin de journée. »

Quel est votre déjeuner habituel au bureau ?

« Je pense que ma boîte à tartines verte est légendaire au Grand-Hornu. Je l’utilise depuis les 23 ans que je travaille ici, probablement déjà avant mon arrivée au CID.  Mais collègues connaissent tous la composition : tartines (grises) avec charcuterie, un morceau de fromage, quelques radis, des olives, parfois une saucisse sèche ou un œuf cuit dur…  Le tout suivi d’un yaourt.  Je pense même que je vais laisser ma « tartiboîte » au Grand-Hornu après ma retraite pour compléter la collection de design du CID !  »

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Alors, qui remportera la palme ?

Le choix est difficile, n’est-ce pas ? À vrai dire, ils méritent tous de gagner, mais un.e seul.e peut être sacré·e « Employé de musée de l'Année ». Qui a le plus conquis votre cœur ? Votez et tentez de remporter un city trip pour deux quelque part en Belgique !

Vous voulez voter pour tout le monde ? Pas de soucis, c’est possible aussi !