{Un seul billet pour toutes les expositions temporaires présentées simultanément}
Dans le cadre de leur partenariat, Le Soir et le Musée de la Photographie ont lancé la Galerie du Soir. Parallèlement à chaque nouvelle grande exposition du Musée, la Galerie du Soir présente un jeune artiste à découvrir. Un pari sur l´avenir décliné en quatre volets : un accrochage réduit mais significatif au Musée, un portfolio dans la revue Photographie ouverte, une présentation du photographe dans les pages du Soir et une sélection de son travail sur le site www.lesoir.be.
Pour cette nouvelle édition de la Galerie du Soir, notre choix s´est porté sur Julie Mignon.
À l’heure où un grand nombre de jeunes photographes explorent leur vie de famille ou leur parcours personnel, Julie Mignon se démarque en se tournant vers l’extérieur, vers un monde qu’elle ne connaissait pas avant de l’observer à travers son objectif : l’univers d’une ferme où elle accorde autant d’importance aux humains qui la font vivre qu’au bétail qui en constitue un élément essentiel.
Comme beaucoup, elle a commencé à s’intéresser à la photographie durant l’enfance. « Mon père avait un Olympus sur lequel je « zyeutais » constamment. Mais comme j’étais un enfant, je n’ai jamais pu l’utiliser. » Le virus est pourtant bien là et, vers ses quinze ans, elle commence à suivre des cours à l’Académie des Beaux- Arts de Verviers. Logiquement, elle enchaîne avec une première année à Saint-Luc Liège, après ses études secondaires. Mais la sauce ne prend pas vraiment. « J’ai arrêté après une année, sans avoir jamais vraiment réussi à expliquer pourquoi. Ce n’était peut-être pas le bon moment. Trop tôt sans doute. »
Elle cherche alors sa voie dans divers domaines. « J’ai refait d’autres études comme prof de langues mais là aussi, je n’ai fait qu’une année avant de me tourner vers la gestion hôtelière. » Elle commence néanmoins à travailler dans ce secteur avant d’occuper un emploi de bureau. « J’ai travaillé dans divers domaines mais, au fond de moi, je crois que la photographie me manquait toujours. »
Elle recommence alors à pratiquer sa passion, pour le plaisir. « Quand j’ai voulu recommencer, je n’avais pas un très bon appareil. Et là, mon papa m’a offert le sien ! » Certaine, cette fois, de vouloir avancer dans cette direction, elle revient à Saint-Luc et se consacre d’abord au portrait et au travail en studio. « C’était ce qui m’attirait au départ mais, au fur et à mesure de l’apprentissage, le rapport à l’autre a pris de plus en plus d’importance. J’avais de plus en plus envie de sortir, d’aller voir ce qui existe vraiment plutôt que tout créer en studio. »
Elle commence par retourner à Verviers, où elle n’avait plus mis les pieds depuis une dizaine d’années. Elle photographie sa ville natale pour voir si elle s’y retrouve, si elle y a encore sa place. Puis vient la découverte de la ferme. « J’avais rencontré un agriculteur et, pour comprendre ce dont il me parlait, j’ai voulu voir à quoi ce monde ressemblait. »
Dans son travail on retrouve un côté documentaire mais aussi une manière de photographier les gens et les bêtes inspirée de la technique du portrait. « Le plus difficile, c’est de trouver la bonne distance. Et un regard. Le travail à la ferme est très répétitif et il y a eu un moment où j’avais l’impression de voir tout le temps la même chose. C’est là que j’ai dû mieux observer pour découvrir les petites choses que je ne voyais pas. »
Dans son travail, on sent une proximité, une complicité avec ses modèles. Qu’ils soient humains ou animaux. « Par rapport aux gens, je suis peut-être un peu plus timide. J’ai plus de réserve. Comme ils sont en train de travailler, j’essaie de ne pas déranger. Je n’ai jamais essayé de les mettre en scène mais, parfois, je voyais un moment parfait et je leur demandais de ne plus bouger, le temps de réaliser l’image. Avec les animaux, c’est plus naturel. Je commence à leur parler, à les caresser. Parfois, je me rends compte que je leur parle comme s’il s’agissait d’humains. »
C’est si vrai qu’on a l’impression, face à une photo de groupe, qu’elle a rassemblé quelques vaches et leur a demandé de ne plus bouger et de bien regarder l’objectif avant de déclencher. « C’est possible que ça me soit arrivé de dire ça ! » rigole-t-elle. Et au vu de l’image, on la croit sans peine. (Jean-Marie Wynants)
{Un seul billet pour toutes les expositions temporaires présentées simultanément}
Dans le cadre de leur partenariat, Le Soir et le Musée de la Photographie ont lancé la Galerie du Soir. Parallèlement à chaque nouvelle grande exposition du Musée, la Galerie du Soir présente un jeune artiste à découvr…
{Un seul billet pour toutes les expositions temporaires présentées simultanément}
Dans le cadre de leur partenariat, Le Soir et le Musée de la Photographie ont lancé la Galerie du Soir. Parallèlement à chaque nouvelle grande exposition du Musée, la Galerie du Soir présente un jeune artiste à découvrir. Un pari sur l´avenir décliné en quatre volets : un accrochage réduit mais significatif au Musée, un portfolio dans la revue Photographie ouverte, une présentation du photographe dans les pages du Soir et une sélection de son travail sur le site www.lesoir.be.
Pour cette nouvelle édition de la Galerie du Soir, notre choix s´est porté sur Julie Mignon.
À l’heure où un grand nombre de jeunes photographes explorent leur vie de famille ou leur parcours personnel, Julie Mignon se démarque en se tournant vers l’extérieur, vers un monde qu’elle ne connaissait pas avant de l’observer à travers son objectif : l’univers d’une ferme où elle accorde autant d’importance aux humains qui la font vivre qu’au bétail qui en constitue un élément essentiel.
Comme beaucoup, elle a commencé à s’intéresser à la photographie durant l’enfance. « Mon père avait un Olympus sur lequel je « zyeutais » constamment. Mais comme j’étais un enfant, je n’ai jamais pu l’utiliser. » Le virus est pourtant bien là et, vers ses quinze ans, elle commence à suivre des cours à l’Académie des Beaux- Arts de Verviers. Logiquement, elle enchaîne avec une première année à Saint-Luc Liège, après ses études secondaires. Mais la sauce ne prend pas vraiment. « J’ai arrêté après une année, sans avoir jamais vraiment réussi à expliquer pourquoi. Ce n’était peut-être pas le bon moment. Trop tôt sans doute. »
Elle cherche alors sa voie dans divers domaines. « J’ai refait d’autres études comme prof de langues mais là aussi, je n’ai fait qu’une année avant de me tourner vers la gestion hôtelière. » Elle commence néanmoins à travailler dans ce secteur avant d’occuper un emploi de bureau. « J’ai travaillé dans divers domaines mais, au fond de moi, je crois que la photographie me manquait toujours. »
Elle recommence alors à pratiquer sa passion, pour le plaisir. « Quand j’ai voulu recommencer, je n’avais pas un très bon appareil. Et là, mon papa m’a offert le sien ! » Certaine, cette fois, de vouloir avancer dans cette direction, elle revient à Saint-Luc et se consacre d’abord au portrait et au travail en studio. « C’était ce qui m’attirait au départ mais, au fur et à mesure de l’apprentissage, le rapport à l’autre a pris de plus en plus d’importance. J’avais de plus en plus envie de sortir, d’aller voir ce qui existe vraiment plutôt que tout créer en studio. »
Elle commence par retourner à Verviers, où elle n’avait plus mis les pieds depuis une dizaine d’années. Elle photographie sa ville natale pour voir si elle s’y retrouve, si elle y a encore sa place. Puis vient la découverte de la ferme. « J’avais rencontré un agriculteur et, pour comprendre ce dont il me parlait, j’ai voulu voir à quoi ce monde ressemblait. »
Dans son travail on retrouve un côté documentaire mais aussi une manière de photographier les gens et les bêtes inspirée de la technique du portrait. « Le plus difficile, c’est de trouver la bonne distance. Et un regard. Le travail à la ferme est très répétitif et il y a eu un moment où j’avais l’impression de voir tout le temps la même chose. C’est là que j’ai dû mieux observer pour découvrir les petites choses que je ne voyais pas. »
Dans son travail, on sent une proximité, une complicité avec ses modèles. Qu’ils soient humains ou animaux. « Par rapport aux gens, je suis peut-être un peu plus timide. J’ai plus de réserve. Comme ils sont en train de travailler, j’essaie de ne pas déranger. Je n’ai jamais essayé de les mettre en scène mais, parfois, je voyais un moment parfait et je leur demandais de ne plus bouger, le temps de réaliser l’image. Avec les animaux, c’est plus naturel. Je commence à leur parler, à les caresser. Parfois, je me rends compte que je leur parle comme s’il s’agissait d’humains. »
C’est si vrai qu’on a l’impression, face à une photo de groupe, qu’elle a rassemblé quelques vaches et leur a demandé de ne plus bouger et de bien regarder l’objectif avant de déclencher. « C’est possible que ça me soit arrivé de dire ça ! » rigole-t-elle. Et au vu de l’image, on la croit sans peine. (Jean-Marie Wynants)
{Un seul billet pour toutes les expositions temporaires présentées simultanément}
Dans le cadre de leur partenariat, Le Soir et le Musée de la Photographie ont lancé la Galerie du Soir. Parallèlement à chaque nouvelle grande exposition du Musée, la Galerie du Soir présente un jeune artiste à découvrir. Un pari sur l´avenir décliné en quatre volets : un accrochage réduit mais significatif au Musée, un portfolio dans la revue Photographie ouverte, une présentation du photographe dans les pages du Soir et une sélection de son travail sur le site www.lesoir.be.
Pour cette nouvelle édition de la Galerie du Soir, notre choix s´est porté sur Julie Mignon.
À l’heure où un grand nombre de jeunes photographes explorent leur vie de famille ou leur parcours personnel, Julie Mignon se démarque en se tournant vers l’extérieur, vers un monde qu’elle ne connaissait pas avant de l’observer à travers son objectif : l’univers d’une ferme où elle accorde autant d’importance aux humains qui la font vivre q…
Ouvert le:
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